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La STIB a récemment
informé le Scientastic qu'elle n'entendait pas renouveler le
contrat de bail du Scientastic à son échéance
car elle désire louer les lieux à des grandes enseignes
pouvant payer au total un minimum de 200.000 Euros annuellement pour la
location de son espace.
Le but de cette page est d'examiner
les raisons de la STIB pour déloger le Scientastic le plus objectivement
possible et d'en tirer les conclusions tant pour le Scientastic que
pour la
stratégie
que pourrait vouloir développer le Ministre ayant la résponsabilité les travaux publics et celle des transports dans ses attributions. Le ministre en fonction en semptembre 2010 est Brigitte Grouwels (source: site bruxelles.irisnet.be).
En délogeant le Scientastic,
la STIB invoque qu'elle ne fait là qu'obéir aux instructions
qui lui sont données par la Région de coûter le
moins cher possible aux contribuables et donc de valoriser au mieux
son patrimoine immobilier. Elle invoque également qu'elle n'a
aucun mandat pour soutenir l'éducation, la culture, ou le tourisme.
Selon la STIB, il serait donc essentiel pour diminuer le coût
actuellement à charge du contribuable d'augmenter les loyers.
Lors d'une réunion le 4 juin 2009, la STIB communique que le projet de rénovation
de la station Bourse est entièrement pris en charge par la STIB et
qu'aucune subvention ne lui sera accordée pour la rénovation. Tous
les coûts d'aménagement en voirie seraient également pris en charge par
la STIB. Approfondissons la question.
Tout d'abord revoyons un peu
l'historique du bail avec le Scientastic. Quand le Scientastic a loué les
lieux au début des années 90s, personne ne voulait les
occuper et le centre de la ville était déserté.
La seule demande de location émanait à l'époque
d'un "luna park" dont ne voulait pas la STIB pour des raisons
de sécurité. On parlait même d'une zone dans le
centre où il ne fallait pas s'aventurer, la zone dépassant
le boulevard Anspach où est situé le Scientastic. La
STIB était donc assez satisfaite de voir un locataire s'y installer
malgré les conditions d'infiltrations d'eaux, de pointe de courant éléctrique à plus
de 280 volts, de la situation en sous-sol, de l'absence d'arrivée
d'eau et de décharge aux égouts (et à forciori) de toilettes (que nous avons pu installer 10 ans plus tard avec l'appui de la Cocof), de ventilation,
d'isolation thermique, de chauffage, bref malgré une infrastructure
pour le moins assez rudimentaire pour ne pas dire déficiente.
La STIB à l'époque a donc accepté, faute de trouver mieux, de louer le
lieu à des conditions avantageuses pour l'activité du
Scientastic.
Il s'agit d'une méthode
immobilière assez courante pour développer un "pas
de porte - fonds de commerce" sur un lieu peu connu du public.
Il est assez courant en effet pour un promoteur immobilier de ce type
de lieu atypique d'offrir à des institutions amenant beaucoup
de public des conditions avantageuses. Par exemple, au début
des années 2000s, Tour et Taxi avait offert la possibilité au
Scientastic de présenter temporairement une exposition sans
demander de loyer. A l'époque, Tour et Taxi était intéressé à se
faire connaître du grand public (chose faite actuellement) et
les visiteurs qui s'y seraient rendus auraient alors pu découvrir
leurs nouveaux espaces. Il est donc effectivement normal que ces conditions
avantageuses soit limitées dans le temps et qu'une fois que
le pas de porte - fonds de commerce se soit développé,
que ces conditions avantageuses ne puissent plus être appliquées.
Le fait que tous les autres commerces qui se sont installés
dans la station Bourse aient fait faillite (il y en a eu une petite
dizaine) montre à quel point le lieu était effectivement
atypique et difficelement exploitable et à quel point Scientastic
a réllement donné une sérieuse plus value à cet
espace en y acceuillant au total approximativement 500.000 visiteurs entre 1994 et 2010.
Fort de cette plus-value et
du boom immobilier du centre ville, il semble donc logique que lla
STIB demande des loyers plus élevés pour cet espace.
Oui, mais voilà, de
nombreux facteurs contredisent cette demande:
- La STIB n'est pas
une société privée. Les
espaces qu'elles louent sont des espaces publics. C'est même
sur cette base que la STIB refuse maintenant de convenir de beaux
commerciaux avec les commerçants et leurs impose des "concessions" offrant
moins de sécurité commerciale que les baux.
- La STIB avait marqué son accord
de principe pour prolonger le
bail à sa nouvelle échéance si la Région marquait son soutien pour le Scientastic. Or la Région, a, à de nombreuses reprises, prouver ce soutien. Dans les 10 dernières années:
- Par le biais de la Cocof,
(avec le soutien du Ministre Gosuin), la Région a accordé une subvention de 25.000 Euros au Scientastic
pour y installer une décharge aux égouts, des toilettes
et un nouveau revêtement de sol, en exigeant
que le bail soit renouvelé à son échéance.
- La Région et la
Commune de Bruxelles ont investi dans une signalisation
en surface ce qui confirme le caractère permanent que
la Région et la commune de Bruxelles entendent donner à l'emplacement du Scientastic.
- En 2009 et 2010, la Région, par son administration en charge de la Recherche (et avec le soutien du Ministre Benoit Cerexhe), a sollicité et financé la participation de Scientastic au Printemps des Sciences.
- En été 2010, l'AED-DITP, le département de la Région en charge du développement des stations de la STIB, a installé une nouvelle signalisation du Scientastic dans la station Bourse. Cette nouvelle signalisation a été accomplie en très bonne collaboration entre les services de l'AED-DITP et le Scientastic et a été approuvée par les services compétents de la STIB. Il serait tout à fait surréaliste et surtout peu respectueux des finances publiques de la part de la STIB d'autoriser une telle dépense si elle entend terminer l'occupation du Scientastic en décembre 2011.
- La Région Bruxelles
Capitale soutient les projets de développement du réseau de la STIB
en les financant avec l'argent des contribuables Bruxellois. La STIB
est le plus gros poste de dépenses de
la Région et chaque contribuable
Bruxellois paie des centaines d'Euros par an pour
la rénovation et l'extension du réseau. Il semble donc démocratique
de tenir compte de l'avis des Bruxellois sur la question de l'affectation de ces surfaces.
- L'impact financier d'un
traiement exceptionnel pour le Scientastic au vue de son objectif
d'éducation des sciences serait négligeable
dans le budget de la STIB
- La STIB et/ou la Région
achète régulièrement des oeuvres d'art qu'elle
place sur le réseau Métro pour en augmenter la convivialité.
Il ne s'agit évidemment pas là d'une activité commerciale
ou d'un investissement à caractère financier puisque
ces oeuvres ne pourront, pour la plupart, jamais être déplacées
et donc vendues. La STIB soutient donc des activités artistiques
sur son réseau. Elle y organise également de nombreux événements
pour augmenter la convivialité des lieux de passage. Elle
pourrait donc inclure Scientastic dans cette perspective. Et ce d'autant
que
l'éducation
des sciences est une priorité de la Région et que le
Scientastic présente également des oeuvres d'art (illusions).
En fin de compte, la STIB n'a peut être tout simplement pas
encore appris à apprécier la
qualité artistique des oeuvres présentes
au Scientastic car celles de son réseau Métro sont essentiellement
plastiques tandisque celles du Scientastic sont
interactives et que l'interactivité est souvent encore, à tort, considéré
comme de
l'art inférieur, peut être parce que ces oeuvres étant manipulées sont souvent moins finies estéthiquement et présentent évidemment les marques d'usure des centaines de milliers de visiteurs les ayant expérimentées.
- L'axe
Midi-Nord offrant sous la chaussée une longue gallerie souterraine
de plusieurs kilomètres de long,
on comprend mal la persistence de la STIB à vouloir
développer des nouveaux espaces commerciaux juste à l'emplacement
du Scientatsic
plutôt que
le faire dans le prolongement des
espaces actuels, notamment dans le prolongement vers la
place Fontainas. Lors de notre denière réunion du 04-juin -2009,
Mr Ransbeek nous informe que ces espaces ne sont pas exploitables
en raison des accès nécessaires en voirie. Mais les espaces, à hauteur de l'ancienne Belgique, vers
la place Fontainas sont situés juste en bas d'un accès à la rue.
Il y a toujours également à Rogier
de vastes espaces sous-terrains non exploités, à 2
pas de la rue Neuve et de City 2.
- La STIB acceuille sur son
réseau le musée du Tram
qui jouit de conditions encore plus avantageuses que
le Scientastic sans que cette affection non rentable financièrement ne semble la préocupper en aucune manière.
Conclusion.
La STIB semble être
juridiquement autorisée à déloger le Scientastic à l'échéance
de son bail. Si la
STIB ne reçoit effectivement aucune subvention pour la rénovation de
la station et supporte le coût des aménagements en voirie, Scientastic
comprend
fort
bien le désir de la STIB de valoriser au mieux ses implantations commerciales.
Dans ce contexte, Scientastic remercie donc les efforts que la
STIB a fournis en 2009
pour
trouver
des alternatives sur son réseau.
Mais
étant
donné que
le coût de cette délocalisation pourrait être fatal au Scientastic,
celui-ci continue de penser que la STIB pourrait faire une exception
à sa règle de valorisation maximale au vue des arguments évoquer ci-dessus.
Nous continuons à chercher des alternatives sur d'autres lieux et élaborerons si nous en trouvons des estimations de coût plus précises pour une délocalisation
éventuelle du Scientastic. Mais en attendant, nous demandons donc à
la STIB et aux instances de la région suivant ce dossier
de bien vouloir:
- être transparents quant
au projet de rénovation et son financement et de communiquer
ces informations au Sciantastic
- permettre au Scientastic de
proposer un projet alternatif incluant son maintien en proposant
aux grandes enseignes de se placer dans les espaces
actuellement disponibles et dans le prolongement vers la place Fontainas.
- permettre aux Bruxellois de
faire entendre leur choix sur
le projet de rénovation qu'ils préfèrent.
- traiter financièrement
les coûts d'implantation pour le musée du Tram, les expositions
temporaires d'art de la STIB (dont les budgets directs et indirects ne sont pas connus), et le Scientastic de manière
similaire
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